Blogue de José Brito créé dans le cadre de l’inscription au CLOM - REL2014 : http://rel2014.mooc.ca/ - CC - BY - SA

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Temps calme

jeudi 15 mai 2014, par José

Le #CLOM_REL s’est terminé sur le questionnement concernant une poursuite éventuelle, avec ou sans nouvelle plate-forme, par une collaboration directe entre les participants. Une sorte d’autogestion virtuelle, comme les communautés du libre savent faire.

Dans les questions, il y avait la pérennité de la lettre quotidienne, facteur de lien multi-usages très efficace. Elle recensait les publications de la veille dans les blogs des participants, rendait compte des discussions en cours et organisait l’ensemble par la rubrique "billets des facilitateurs". Après un petit flou quant à sa pérennité, nous la recevons bien tous les jours. Elle peut donc encore jouer son rôle. Mais, hormis une discussion anecdotique, il n’y a plus rien sous les "entrées de blogue des participants". Ce qui veut dire que plus personne ne publie avec le mot-dièse #CLOM_REL. Pourtant certains restent diserts si j’en crois mon agrégateur de flux rss. Mais sur d’autres sujets.

Nouvelle plate-forme ?

La question d’une plate-forme alternative pour poursuivre entre apprenants a été un vrai sujet de discussion, avec trois propositions, qui correspondaient en réalité à trois visions complémentaires de la suite :
- Michèle Dreschler proposait un espace wiki (sur Curriki qu’elle connaît bien) permettant le dépôt de ressources et plutôt orientée "scénarisation de l’enseignement",
- Bruno Tison propose toujours une collaboration autour d’un trello, sans bien spécifier l’objectif et s’intéresse personnellement à la publication d’ouvrages libres,
- enfin, je m’étais lancé dans la création d’un outil généraliste, plutôt orienté vers les publications écrites (blogues, articles, productions structurées), les échanges de type forum, les pages collaboratives... une sorte de "tout sous la main" que j’évoquais au début du clom lorsqu’on parlait des objectifs. Il me semblait correspondre au besoin d’avoir une vision d’ensemble rapide de la production de chacun en lui donnant le caractère collectif que permet le lieu unique. Mais ce n’est pas tout à fait web 2.0.

Mort douce... ?

Sur le site d’Aliboron 17 personnes ont fait la démarche de répondre au questionnaire. 12 ont indiqué souhaiter poursuivre et souhaiter être contributeurs. 5 ont indiqué souhaiter poursuivre mais rester discrets, c’est-à-dire ne pas être contributeurs, être des participants passifs à cette étape.
Finalement, 7 se sont inscrits sur la plate-forme [1] et 6 y sont actifs, dont 4 ont démarré un blogue.

...ou douce naissance ?

Est-ce peu ? Je ne sais pas. Quelle peut être l’importance d’une communauté qui se constitue en ligne, autour d’une thématique d’apprentissage ? Je ne connais pas les autres exemples et donc la possibilité de comparaison (Dave Cormier nous a fait état de l’un des cloms qu’il a animé où les apprenants se sont auto-organisés ensuite), je ne sais pas s’il est trop tôt pour tirer des conclusions.

Cependant je constate l’absence de publications avec le mot-dièse CLOM_REL dans le bulletin quotidien, l’absence d’articles dans le lecteur de flux RSS faisant mention au clom (même si certains sont bien dans le sujet et font connaître des ressources éducatives libres), l’absence de regroupements thématiques sur des plates-formes alternatives et la petite production actuelle d’Aliboron. Avec le sentiment que le public du clom était davantage sur une démarche individuelle d’acquisition de connaissances sur un sujet nouveau et émergeant plutôt que dans une perspective de regroupement, qui est souvent le fait d’individus informés et mus par une vision commune.

Pour ceux qui étaient déjà dans l’action, ils s’inscrivent dans des structures, des réseaux de connaissances, antérieurs au clom, et qui l’ont alimenté : Sésamath, Framasoft, AbulÉdu... ou des réseaux du libre comme l’April et l’Aful en France, Facil au Québec. Ceux-là ont-ils besoin d’un autre lieu de collaboration ? Probablement pas pour ce qui est de chaque pays, où on a des occasions de se rencontrer parce qu’on fréquente un peu tous les mêmes événements. Mais pour des initiatives plus larges, au niveau de la francophonie ? Peut-être, c’est peut-être à ce niveau que ce situent les nouveaux enjeux, avec des espaces d’échanges à créer.


[1au 15 mai 2014