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Rencontre synchrone avec Gilbert Paquette (semaine 2)

mercredi 12 mars 2014, par José

Attention : ce sont ici des prises de notes des échanges du 12 mars 2014, dont l’enregistrement sera disponible sur le site du CLOM_REL2014. Si vous n’avez pas vu la vidéo, ces notes peuvent paraître incompréhensibles.

Plutôt que de céder au cours magistral, cette séance a été conçue sous la forme d’un échange de questions/réponses.

Rappel de la vidéo de démarrage de la semaine 2 par Gilbert Paquette et de ses principaux éléments.

Question : Nous avons vu les xCLOM et les cCLOM, y-a-t-il une possibilité avec l’e-learning hybride d’avoir un x/cCLOM ou un c/xCLOM ? Merci.

Gilbert Paquette : Je suis de ceux qui pensent qu’une seule stratégie ne va pas couvrir tous les besoins.

xCLOM est davantage sur l’initiative des professeurs et cCLOM et davantage axé sur la production des apprenants, le professeur est un guide.

Nous utilisons les deux approches. Nous ne pensons pas que les apprenants puissent apprendre uniquement en écoutant des exposés. La présentation sert à tisser une toile de fond des problématiques autour des REL, le W que vouq allez faire va pouvoir vous permettre d’accroitre vos connaissances de manière collaborative. Nous sommes déjà dans un hybrique.

Robert Grégoire : nous avions déjà dit que nous serions dans une pratique hybrique et c’est pourquoi nous avons chaque semaine posé la question de savoir comment poursuivre.

(...)

GP : On n’a pas prévu dans le cadre de ce CLOM de créer un espace où les gens se regoupent en fonction de leurs intérêts. Ici la classe a 1000 apprenants, on ne peut pas penser que tous vont collaborer s’il n’y a pas des lieux spécialisés, en fonction des intérêts des apprenants. On peut penser alors qu’il y aura désaffection.

RG : comment se réunit-on en ligne alors qu’on a déjà des communautés dans les réseaux sociaux.

- suivant la suggestion que M. Paquette a faite lundi dernier, j’ai réuni des documents pour constituer des listes de mots clés. Le résultat compte une cinquantaine de pages. Comment puis je mettre ce travail à la disposition de nous tous ? Melba

RG : simplement en mettant le mot clé dans votre blogue, et votre production sera référencée.

GP : question intéressante puisque l’étape suivante serait de créer un référentiel à partir des contenus développés par les apprenants du REL2014. Nous utilisons Comète, en France ils utilisent ORI-OAI, nous avons un projet au Maroc et en Tunisie pour le repérage des ressources et y entrer des motsclés (auteur, type de ressource, niveau...).
L’objectif d’avoir une norme est d’avoir un standard et ainsi on pourra faire des recherches dans les différents référentiels comme s’il n’y en avait qu’un. Avec ce logiciel de moissonage de ressources on peut interroger les différents référtiels physiques comme s’il ne s’agissait que d’un seul.
Ce logiciel permet de filtrer par la langue, par le type de ressources, par la date de réalisation de la ressource, la date d’entrée dans le référentiel, qui a produit, la propriété intellectuelle (vraiment libre ? ressource décrite mais il faudra négocier avec les détenteurs de la PI...). Ariadne par exemple référence beaucoup de ressources, certaines sont soumises à des restrictions de droits d’auteur.

RG : à quoi penses-tu lorsque tu parles de logiciel de référentiel ?

GP : les gens peuvent obtenir des logiciels qu’ils peuvent installer sur leur poste et utiliser, ils sont libres, mais ça demande une certaine intégration si on veut que les différents référentiels se parlent.
Je vais essayer de vous en monter un, je vais voir si je peux partager mon écran.
S’installer un tel logiciel serait intéressant, les gens pourraient s’essayer à indexer des ressources.

Gilbert Paquette montre à l’écran l’interface du logiciel PALOMA-WEB qui permet d’indexer des ressources avec des métadonnées, fonctionnement utilisateur semblable à un logiciel de base de données.
Les référencements ne sont pas aussi exigeants que dans une biliothèque. On n’est pas obligé de renseigner toutes les propriétés.

Question 4  : les ressources dont on parle et les banques de ressources semblent plutôt orientées formation supérieure. Est-ce exact. Existe-t-il des référentiels ou des banques de ressources orientées "premiers apprentissages" (maternelle et élémentaire en France = école primaire en général) ?

  • Voir European SchoolNet http://www.en.eun.org/ (commentaire sur le framapad : " Pour European Schoolnet, c’est un pot-pourri de langues. Donc en français, les ressources sont limitées et si on cherche pour une matière et un niveau en particulier, alors là c’est encore plus limité ! De là le voeu de Gilbert, qui est celui de l’OIF, que la Francophonie se dote d’un référentiel. La question étant de savoir comment on peut faire cela plus "aisément" que de se lancer dans toutes ces formations/architectures d’installation, etc. On dirait que c’est la même tension qu’entre le libre et le propriétaire : d’un côté un petit groupe de personnes qui développent avec leur budget et au mieux de leurs capacités - avec les limitations que cela présente - et de l’autre la communauté qui alimente et qui croît à vitesse exponentielle. Plus organique, mieux adapté... Mon voeu personnel va dans le sens de B et j’aimerais que ce cours nous guide vers des écosystèmes pour y parvenir :)")

GP : European SchoolNet regroupe plusieurs pays européens et permet d’interroger différentes banques de ressources comme s’il s’agissait d’une seule.

Question 5 : Comment les bibliothécaires participent-ils à l’indexation des ressources ?
Carrefour Éducation au Québec, maintenu par la société GRICS (André Cotte qui participe au CLOM REL coordonne cette ressource actuellement)

RG : est-ce qu’il faut un minimum de contrôle pour avoir de la qualité ?

GP : je connais des répertoires où il n’y a aucune exigence et c’est un fouillis où on trouve des ressources de très grande qualité et des choses sans intérêt. On se retrouve dans la situation du moteur de recherce où on trouve tout mais il faut examiner chaque élément pour pondérer son intérêt.

Il faut se donner un processus qualité. Pour cela il faut un référentiel avec une politique éditoriale.
La qualité du référencement défend du respect d’un profil d’application associé à une norme. Les niveaux d’enseignement ne sont pas exactement les mêmes selon les pays, il faut que le profil d’application permette de tenir compte de ces différences, qu’il soit capable de créer des ponts entre les systèmes éducatifs, c’est ce que permet MLR. D’où l’importance du logiciel de référencement, qui doit permettre de faire des recherches où ces ponts sont respectés.

  • data.abuledu.org recense des fiches de contributions de référenceurs/contributeurs sur des ressources existantes n’importe où sur le web, qui sont validées par des membres de la communauté qui administrent la base de données, acceptent, corrigent, complètent ou refusent les propositions, voire prennent contact avec l’auteur de la ressource si elle n’est pas entièrement libre mais jugée intéressante pour le devenir.

RG : est-ce qu’ORI-OAI est un bon outil ? Quels seraient les bons outlis pour la langue française ?

GP : Fedora c’est un logiciel de gestion des données. C’est une bonne base, nous l’avons utilisé en partie pour Comète qui est orienté ISO-MLR. Mais Fedora ne nous donnait pas un outil de moissonage, ne permettait pas de faire les ponts entre profils d’applications. Il a fallu construire par-dessus.
ORI-OAI est très complet mais il date un peu et n’est pas fondé sur ISO-MLR et du coup c’est compliqué de faire le pont entre les différentes institutions et les différents pays.
CERES est une nouvelle version de Comète, avec l’interface repensée, adaptée pour être à date en termes de normes, mais contenant moins d’outils que d’autres comme p. ex. ORI-OAI.

Mais le plus important est d’utiliser une méthode de référencement de qualité (voir Q4R : www.q4r.org avec des conseils pour la mise en place d’un projet de référencement).

ISO-MLR permet de travailler avec la langue française. ISO a voulu même s’abstraire de l’anglais, les balises sont des codes non associés à une langue. Mais il existe peu de banques de ressources ISO-MLR. La norme est là, mais pas encore les outils. Ce que nous avons fait pour l’instant c’est de la "traduction" en MLR de banques existantes.

Avec les logiciels de référencement de ressources actuels il est relatrivement facile de faire de l’indexation soi-même, on peut se passer de bibliothécaires pour cela. Le plus gros travail est de gérer les droits de propriété intellectuelle, de discuter avec les organismes ayants-droits pour qu’ils mettent les ressources clairement en CC.

Actuellement je vous dirais : faites-le avec un logiciel qui fait du LOM, par la suite nous n’aurons aucune difficulté à le référencer en MLR.

(...) Derrière cela il y a un changement de culture : partir de l’isolement vers le partage. Nos métiers et nos institutions ne sont pas habitués à ça. Même avec les universités en ligne il est difficile de mettre les ressources en partage (exemple de l’université en ligne de Tunis qui dispose de ressources soumises à droits et malgré leur volonté ne peuvent pas les mettre librement à disposition). Néanmoins, il y en a de plus en plus.
(...)